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Dans les médias

A Souday, Sarkozy dans les campagnes et en campagne

A Souday, Sarkozy dans les campagnes et en campagne



Les campagnes ou la campagne ? A un mois des régionales, Nicolas Sarkozy a opportunément choisi mardi de parler du désenclavement des zones rurales dans le Loir-et-Cher, au coeur d'une région Centre que sa majorité espère bien reprendre à la gauche.


Depuis son entrée à l'Elysée il y a deux ans, le chef de l'Etat est tiraillé à chaque campagne entre deux attitudes: entrer dans l'arène ou se tenir à l'écart.


Dès 2008, Nicolas Sarkozy avait d'abord annoncé qu'il s'engagerait pour les municipales "parce que le concept même d'élection dépolitisée est absurde". Mais quelques semaines et une chute dans les sondages plus tard, il avait finalement opté pour la discrétion, préférant "dénationaliser" des élections difficiles pour la droite.


L'an dernier, le président n'avait laissé à personne d'autre que lui le soin de lancer la campagne pour le scrutin européen devant ses troupes de l'UMP. Puis il avait repris de la hauteur lors d'une "réunion républicaine" à vocation apolitique. Avant de s'afficher en meeting aux côtés de la chancelière allemande de droite Angela Merkel, mais à Berlin.


Pour les régionales des 14 et 21 mars, Nicolas Sarkozy continue à balancer. Entre volonté de s'engager, comme lorsqu'il a donné le "la" de la campagne de l'UMP fin novembre, et souci d'éviter les critiques de la gauche sur le "président d'un camp", quand il a assuré sur TF1 que son rôle n'était pas de "s'engager dans la campagne au sens partisan".


Pas de soutien direct aux listes de la majorité présidentielle donc, mais un programme de déplacements dans des endroits stratégiques pour l'UMP.


Après la Réunion, où le Mouvement populaire ambitionne de détrôner le vénérable communiste Paul Vergès, et la Corse, une des deux seules régions dirigées par la majorité, le président s'est déplacé mardi en région Centre, régulièrement citée comme "gagnable" par la droite.


Rien à voir avec un déplacement électoral, dit-on à l'UMP. "Le président a dit qu'il fallait assumer sa politique de réformes, mais c'est au parti, aux candidats, et pas à lui de faire campagne", assure le directeur de campagne de l'UMP, Franck Riester, "il est chaque semaine sur le terrain et ne choisit pas ses sorties pour des objectifs électoraux".


Candidat à sa succession, le président PS de la région Centre François Bonneau n'en croit rien: "Sur la pointe des pieds, (le président) vient soutenir les uns et les autres. Il est regrettable de mélanger ainsi les genres".

Si le chef de l'Etat n'était pas en tournée électorale, que venait-il donc faire à Souday, Cormemon et Morée ? Officiellement conclure les assises du monde rural en visitant des commerces, une usine et un centre médical.

Collée à Nicolas Sarkozy, la tête de liste UMP dans la région, Hervé Novelli, secrétaire d'Etat au Commerce, n'a pas boudé son plaisir. "C'est toujours très agréable d'être avec le président de la République", confie-t-il, "je ne vais pas m'en plaindre, au contraire..."


A la fin de sa visite, Nicolas Sarkozy a égrené une série de mesures en faveur du désenclavement des zones rurales, en matière de transports, de soins de proximité ou d'accès l'internet haut-débit.


Mais il n'a pas manqué d'égratigner les présidents de régions, presque tous de gauche, qui réclament plus d'autonomie. "L'autonomie, ce n'est pas la folie fiscale qui consiste à augmenter les impôts chaque année et à créer des emplois de fonctionnaires sans savoir qu'il faut payer chaque année les additions de manière récurrente", a-t-il lancé.

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