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Bientôt un SMS d'alerte pour passeport périmé
Bientôt un SMS d'alerte pour passeport périmé

Le gouvernement va simplifier les démarches administratives grâce au mobile et à Internet.
INTERNET Si l'on peut désormais payer ses impôts, s'inscrire aux allocations familiales ou régler ses contraventions sur Internet, qui ne s'est pas agacé de devoir faire encore la queue des heures durant dans les antennes de police pour obtenir un passeport, une carte d'identité, une carte de grise ? L'État a fait des efforts pour simplifier les démarches administratives des Français mais de nombreux services restent encore à mettre en place.
Conscient du mieux-être qu'Internet peut apporter aux Français, mais aussi des économies qu'il peut générer, Éric Woerth et Nathalie Kosciusko-Morizet se sont saisis à bras-le-corps du dossier. « Nous formons une équipe de choc et avec la force de nos deux ministères nous parviendrons à bousculer le mammouth », a affirmé NKM hier, lors de la remise du rapport « Amélioration de la relation numérique à l'usager », rédigé par dix experts, majoritairement issus du privé (Voyages-SNCF, 1000mercis, Orange...). Ces spécialistes du commerce en ligne ont voulu appliquer leurs recettes aux sites de l'administration. Il est notamment question d'introduire une « cohérence de marque » ou de concevoir des services « orientés vers l'utilisateur ».
Il en ressort 25 propositions concrètes, dont 10 prioritaires, autour de trois axes. « Premièrement, il faut rendre les services administratifs sur Internet plus lisibles, plus simples et plus cohérents. Deuxièmement, il faut les personnaliser. Enfin, il faut donner davantage la parole aux usagers », a résumé Franck Riester, député maire UMP de Coulommiers, pilote du rapport.
« Inanité de certains sites »
Les objectifs sont très concrets. « L'idée est que l'administration soit par exemple capable d'envoyer un message à l'usager, l'alertant que son passeport sera périmé dans 6 mois et qu'il faut le renouveler s'il veut partir en vacances cet été » , a expliqué NKM.
À côté des services d'alerte par mail ou SMS, le gouvernement entend aussi simplifier les quelque 10 000 sites Internet recensés dans la sphère du service public. « L'état des lieux est dévastateur », affirme NKM, dénonçant « l'inanité de certains sites, qui restent de simples vitrines dont personne ne pousse la porte. Ils sont une satisfaction pour l'administration qui les a créés mais un non-sens pour l'usager car ils ne délivrent pas de service. »
Pour donner un coup d'accélérateur puissant et centralisé à l'administration électronique, les deux ministres veulent impulser une même vision dans tous les services de l'État. « Ce n'est pas une reprise en main ou une recentralisation mais une volonté de faire mieux, a précisé NKM , sinon les sites de l'État qui ne servent à rien vont continuer à proliférer telles des algues vertes. »





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